À la tête des Premiers Grands
Vins Classés, et de loin. François et Marie-Blanche Lamarche sont des
vignerons comme on aimerait en connaître beaucoup, et parviennent à marier discrétion et chaleur humaine, talent et humilité. “La relève au Domaine Lamarche se poursuit, précise Marie-Blanche Lamarche. Ma nièce, Nathalie, qui a 29 ans, me remplace au bureau et notre fille, Nicole, a eu des jumeaux, Gabriel et Tristan, en Décembre 2007. Avec le fils de Nathalie, mon petit-neveu de 8 ans, c’est donc une nouvelle génération qui se prépare au Domaine Lamarche. Le 2006, c’était la première vendange avec Nicole, notre fille, qui est venue travailler avec son père.” “Je privilégie la
finesse dans mes
Vins, poursuit Nicole Lamarche, en laissant s’exprimer le
Pinot Noir. J’ai la chance d’avoir des
terroirs exceptionnels, les meilleurs coins du monde. Dans mon métier de vigneronne, j’aime être dans les
vignes aussi bien que dans la
cave. Je ne conçois pas que l’on ne puisse faire qu’une partie du métier, l’un est intimement lié à l’autre. J’aime être sur le terrain et anticiper le travail qui s’effectuera après la récolte. Mon père est toujours présent, il me donne des conseils, mais je me suis occupée toute seule du 2008. Je suis très fière du résultat, je lui pose toujours des questions car l’expérience compte beaucoup dans notre métier. Pour ce 2008, le vin est plus puissant avec une
vinification de cinq semaines, plus longue que d’habitude, pour extraire au maximum ce que le
raisin pouvait offrir, les
arômes sont très
fruités. La
couleur est bien prononcée. J’envisage à l’avenir de passer en Bio. Je pratique déjà une lutte très raisonnée par conviction personnelle, je souhaite maintenant avoir le label pour clarifier les choses. Cela fait déjà trois ans que je veille à stimuler la faune et la flore dans mes
vignes, je suis revenue au labour, pour aérer les
sols, à l’enherbement. Je n’utilise pas de désherbant, ni d’insecticide. Je protège les
sols pour qu’ils ne se tassent pas. Je tiens à m’associer à la protection de l’environnement, prévoir l’avenir de mes enfants.” Comment ne pas apprécier ce La Grand’Rue
Grand Cru Monopole 2007, envoûtant, de belle
robe pourpre, avec des
arômes de groseille, de violette et de musc, un vin riche, ample,
soyeux, de bonne bouche avec des connotations subtiles de cerise confite et de sous-bois, de grande
garde. Superbe 2006, d’une très grande typicité, un vin authentique comme on les aime, de
robe pourpre, au
nez caractéristique où se devinent les
fruits mûrs, l’
humus et les épices (
cannelle, poivre), tout en bouche, qui associe charpente et distinction,
charnu, qui devrait tenir toutes ses promesses. Le 2005 est l’archétype de ce que doit être un très grand vin bourguignon où le
velouté s’allie à la structure, la complexité d’
arômes (
fruits noirs, champignons, poivre...) à la subtilité d’une matière pleine et riche, un très grand vin, de très grande
garde. Le 2004, très racé, de
robe grenat profond, au
nez complexe où dominent les
fruits cuits, légèrement épicé, est légèrement poivré, tout en bouche et très subtil comme nous les aimons, un vin
gras, de grande
garde. Le 2003 est un grand vin racé, coloré et très parfumé (
cannelle, cuir et violette), puissant au
nez comme en bouche, aux
tanins présents et très élégants à la fois, de bouche persistante, très prometteur. Le 2002 est une très belle réussite, de belle
robe grenat, riche et structuré, au
nez intense où dominent des notes de
cassis, de griotte et d’épices, riche et
long en bouche, savoureux, de lente évolution. À la suite, les 2001 et 2000, particulièrement réussis, sont d’un beau rouge grenat, puissants, presque sauvages, aux
arômes très concentrés d’épices, de mûre et de
cassis, de grands
Vins. La
couleur est intense, beaucoup de matière, très bel équilibre
tanins-acidité-alcool. Le
millésime 99 suit, très réussi ici,
gras et
suave, d’une richesse et d’une complexité très fines, avec ces notes subtiles de
fruits rouges mûrs, d’
humus et d’épices, de
garde. À la suite, le Clos-Vougeot 2006 est un vin qui mêle structure et
velouté, de
couleur pourpre soutenu et intense, aux
arômes puissants et bien caractéristiques d’épices, de violette, de truffes et d’
humus, bien
charnu, vraiment un grand vin. Superbe Échezeaux 2007, au
nez complexe de
cassis mûr et de violette,
corsé, un très grand vin de
robe pourpre foncé, intense en bouche, aux
tanins savoureux et puissants à la fois, très classique comme nous les aimons. Beau 2006, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois, de cuir et de
fruits surmûris, fin et dense, un vin qui demande à se fondre. Remarquable
Vosne-Romanée Premier Cru Les Chaumes 2007, un vin
gras, aux
tanins amples et
soyeux, riche et parfumé en bouche, bien marqué par son terroir, un vin qui associe puissance et distinction, de grande évolution. Le
Vosne-Romanée Premier Cru Suchots 2007,
charnu, très parfumé au palais (
fruits rouges
frais,
humus...), est fidèle à lui-même, racé, avec cette pointe d’épices caractéristique des belles réussites de l’
appellation, complet et
harmonieux,
gras et
charnu à la fois, aux
tanins nobles et présents, un grand vin qui fleure le poivre et les
fruits noirs macérés, de
garde. Leur
Bourgogne Passetoutgrain est régulièrement une réussite, ce qui n’est pas si courant.