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dimanche 10 mai 2009

La race des grands vins

La force des terroirs est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins rouges du monde (Lamarche, d’Angerville, Rebourseau, Gelin, Bourrée…), ou blancs bien sûr, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des Perrières, Ampeau, Antonin Guyon, Tremblay ou Pinson à Chablis…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport ­qualité-prix-typicité (Blondeau-Danne, Prunier, Laleure-Piot, Marey, Doudet-Naudin, Audoin, Chevillon…), et enfin un véritable vivier de crus que l’on retrouve notamment dans la catégorie des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans l’ensemble des appellations. On les retrouve tout naturellement dans Millésimes.

Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot noir ou Chardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ? Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, ce qui n’est pas pour arranger le Pinot noir notamment, qui demande de la finesse. Il en va de même pour certains blancs, où la barrique (et tout le baratin que l’on va vous raconter) ne remplace pas le terroir...

Mes Classements 2009 vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.

- Les appellations qui comptent : Auxey-Duresses, Chablis, Chambolle-Musigny, Corton-Charlemagne, Gevrey-Chambertin, Meursault, Nuits-Saint-Georges, Marsannay, Mercurey, Morey-Saint-Denis, Pernand-Vergelesses, Puligny-Montrachet, Pouilly-Fuissé, Savigny-lès-Beaune, Volnay, Vosne-Romanée

- Les appellations qui commencent à compter : Chassagne-Montrachet, Corton, Côtes-de-Nuits-Villages, Fixin, Pommard, Santenay,

- Celles qui ont encore du travail : Givry, Monthélie, Saint-Aubin

- Et celles dont on n’entend pas parler : Crémant de Bourgogne, Hautes-Côtes-de-Beaune, Hautes-Côtes-de-Nuits, Irancy, Ladoix, Mâcon, Pouilly-Vinzelles, Viré



Les millésimes : Voir La Vintage Code
Pour les rouges
- les grands : 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.
- les bons : 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

Pour les blancs
- les grands : 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.
- les bons : 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

mardi 5 mai 2009

Vitteaut-Alberti, le roi des Crémants de Bourgogne


CRÉMANT DE BOURGOGNE VITTEAUT-ALBERTI sarl

VITTEAUT-ALBERTI sarl

(CRÉMANT DE BOURGOGNE)

BP 8 - 16 , rue de la Buisserolle
71150 Rully
Téléphone :03 85 87 23 97
Télécopie : 03 85 87 16 24
Email : vitteaut-alberti@wanadoo.fr
Site : www.vitteaut-alberti.fr

Domaine de 9 ha, situé dans les meilleurs climats de la Côte-de-Beaune et de la Côtes chalonnaise. Gérard Vitteaut, secondé par son épouse et sa fille, Agnès, peut être fier de ses cuvées, ce fameux Crémant qu’il faut savoir respecter et apprécier pour ses propres qualités. “Chez nous, le 2008 est un très bon millésime, nous précise Agnès Vitteaut, dans la lignée du 2007, avec une bonne acidité qui donne fraîcheur, légèreté et finesse. Les vendanges se sont déroulées plutôt tard, fin septembre-début octobre, mais, somme toute dans la normale, puisqu’elles étaient très précoces depuis quelques années.” Vous aimerez comme nous leur Crémant de Bourgogne Blanc de blancs 2006, une cuvée haut de gamme, très fine, marquée par la proportion importante de Chardonnay (80%, le reste en Aligoté), délicatement dosée, de mousse onctueuse, puissante, au nez concentré où dominent les petits fruits secs, d’une belle finale ample et longue. Il y a ce Crémant de Bourgogne cuvée Agnès 2006, cuvée vinifiée par Agnès Vitteaut, un assemblage 100% Chardonnay de raisins de la Côte chalonnaise et de la Côte de Beaune, un bien joli vin doré au reflet d’ambre, de bouche vive et fraîche dominée par des notes d’agrumes et de pêches blanches, avec cette finale longue et harmonieuse. Le Crémant de Bourgogne blanc 2006 (40% Chardonnay, 40% Pinot noir et 20% Aligoté), tout en raffinement, dégage un charme indéniable par son fruité délicat et sa persistance, parfait à l’apéritif mais qui peut s’apprécier tout au long du repas. Il y a également ce très séduisant Crémant de Bourgogne rosé brut 2006, un pur Pinot noir, au nez de cassis, fort bien équilibré, distingué et vif en bouche, l’un des meilleurs de la région, de mousse intense, tout en persistance, très agréable sur une cuisine légèrement relevée.

lundi 4 mai 2009

Le Chablis des Heimbourger

Domaine HEIMBOURGER Père et Fils

Domaine HEIMBOURGER Père et Fils

(CHABLIS)
Olivier Heimbourger
Rue de la Porte-de-Cravant
89800 Saint-Cyr-les-Colons
Téléphone :03 86 41 40 88 et 06 19 58 54 84
Email : heimbourger@wanadoo.fr

Un suave Chablis cuvée Pierre 2006, cuvée vieillie en fûts de chêne, bien floral, très rond en bouche, tout en structure et parfums (fleur d’acacia, noix fraîche), au nez ample. Goûtez aussi le Chablis 2006, avec ces notes de petits fruits mûrs, de bouche ample. Excellent Irancy cuvée Pierre rouge 2006, (Pinot noir majoritaire et 5% de César), aux tanins savoureux, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de cassis. L’Irancy 2006, élevage pour 40% en fûts de chêne durant 11 mois, aux senteurs de fruits mûrs et de fumé, de couleur pourpre intense, associe gras et intensité. Très bon Bourgogne Pinot gris rosé, bien fruité, avec des connotations de fraise, à ouvrir avec des charcuteries. Le Bourgogne rouge Pinot noir 2006, tout en nuances, coloré, charpenté, parfumé, aux tanins fondus, très réussi, se débouche sur une caille rôtie. Joli caveau de dégustation.